Caridina cf. babaulti

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Caridina cf. babaulti
Bouvier, 1918

Caridina cf. babaulti
Caridina cf. babaulti
Caridina cf. babaulti
Synonymes :

  • Caridina weberi prox. var. sumatrensis Kemp, 1918
  • Caridina ceylanica*
  • Caridina zeylanica Arudpragasam & Costa, 1962 **

Voir systématique

Noms communs :

  • Grüne Zwerggarnele
  • Crevette verte des Indes
  • Green shrimp
  • Ceylon Garnele

*Caridina ceylanica est un nom erronée utilisé dans les années 200-2004.
**Caridina zeylanica n’est pas proprement parler un synonyme nomenclatural mais un nom commercial erroné attribué dans les années 2000-2004.

Variétés :

(Voir la superbe photothèque de Crusta10)

Origine : Indes, Malaisie

Carte Caridina cf babaulti

Paramètres de maintenance :

  • pH : 6.8 à 7,5
  • GH : 8-20
  • Température : 24-28°C

Taille :

  • Mâle : 3 cm
  • Femelle : 4 cm

Caridina cf. babaulti Description : Forme caractéristique des crevettes appartenant au nom de genre Caridina, rostre moyennement long fortement dentelé. Le fond de coloration varie énormément d’un sujet à un autre. Les sujets les plus répandus arborent un fond de coloration brun/vert. Toutefois, on remarque via certaines photos des auteurs comme C. Lukhaup, ou W. Klotz qu’il existe différentes variétés allant du bleu au rouge en passant par des variétés rayées telles que la Caridina cf. babaulti “Stripes”. Certains sujets présentent une ligne longitudinale blanc-crèmeCaridina cf. babaulti sur le dos, allant du rostre jusqu’au telson. On peut observer quelques réticules sur les parties latérales du céphalothorax et sur les segments constituants l’abdomen. Influence environnementale, variété géographique, espèce ou sous espèce, différentes hypothèses sont avancées. Selon mes observations personnelles, j’ai remarqué que les sujets font preuves d’une très forte adaptation à leur environnement, et peuvent donc se fondre dans le décor. On parle ainsi d’homochromie ou d’adaptation chromatique. Nous essayerons de programmer quelques essais dans des bacs avec des couleurs dominantes différentes et peuplés avec des Caridina cf. babaulti originaires d’un même lot, afin de confirmer ou non cette hypothèse. Nous vous feront part des observations dès que possible.

Comportement : excellent, espèce grégaire, elle doit impérativement vivre en groupe de 6 individus de la même espèce.

Espérance de vie : environ 18 mois

Régime alimentaire : Détritivore avec une tendance alguivore .

Dimorphisme sexuel : Les femelles sont plus grandes. les mâles sont plus fins et souvent moins colorés.

Reproduction : Il s’agit d’une reproduction directe qui ne passe pas par un état larvaire. Le cycle complet d’incubation, d’éclosion, et de croissance a lieu en eau douce, on parle alors d’espèce dulçaquicole.

Caridina cf babaulti verte Particularité : Le nom “babaulti” a été attribué par Bouvier, en hommage à l’explorateur Mr. Guy Babault, qui collecta beaucoup de nouvelles espèces d’oiseaux, de poissons, de reptiles à travers ses différentes missions dans le monde. Il collecta des crevettes dans les rivières d’eau douce de l’Inde anglaise en 1914. Elles furent confiées à Louis Eugène Bouvier (biographie) qui réalisa les descriptions de ces nouvelles crevettes. Ses travaux furent publiées en 1918.

Caridina cf. babaulti Les crevettes vertes des Indes ont été nommées sous le nom commercial Caridina ceylanica, et par la suite sous le nom de Caridina zeylanica. Le premier nom est inconnu au sein de la communauté scientifique. Il s’agit probablement d’une déformation du taxon Caridina zeylanica, qui est venu quelques temps après, nommer cette crevette. Toutefois, selon les caractéristiques morphologiques et écologiques de la vraie Caridina zeylanica, on se rend compte qu’il s’agit de deux espèces distinctes. Le rostre de la Caridina zeylanica est très différents et est facilement reconnaissable par sa forme allongé dépassant largement les pédoncules antennulaires (cette crevette appartient au groupe “Nilotica”, Caridina nilotica) tandis que celui de la Caridina cf. babaulti est court et ne dépasse pas ou de peu les pédoncules antennulaires. De plus le cycle de reproduction de la Caridina zeylanica est de type Caridina cf. babaultiindirect, et passe par plusieurs stades larvaires en eau salée à l’inverse de la Caridina cf. babaulti qui pratique une reproduction de type direct. Cependant, un petit bémol vient interférer car la Caridina babaulti basrensis Al-Adhub & Kamzah, 1987 (Voir complément d’infos de Zeck) donne naissance à des larves qui devront passer 6 stades larvaires différents avant d’avoir une vie benthique comme les adultes.

Caridina cf. babaulti Le statut des Caridina babaulti, et plus généralement du groupe “Babaulti” est encore controversé, il est donc important de prendre des précautions sur la dénomination et/ou l’identification visuelle. L’étude au microscope est obligatoire, et ne fournit pas encore des résultats sûrs à 100%, tant les différences tiennent à des éléments minimes. Donc prudence sur les identifications, on ne le dira jamais assez ! Peut être que l’étude des séquences ADN pourrait venir à notre secours ?! En attendant des éléments précis dans le domaine, les auteurs tel que Andreas Karge et Werner Klotz préfèrent nommer ces crevettes Caridina cf. (confer) babaulti afin de garder une certaine réserve sur leur dénomination. Si vous avez des précisions à apporter, ou si vous avez connaissance des derniers travaux menés dans le domaine, n’hésitez pas à nous en faire part.


Caridina babaulti basrensis Al-Adhub & Kamzah, 1987

Lors des recherches sur la Caridina babaulti pour la présente fiche, nous avons découvert une étude de Nasseer Idridi et Salman D. Salman concernant la Caridina babaulti basrensis (***).

Ainsi, si les Caridina cf. babaulti vivent en eau douce et se reproduisent en utilisant un mode direct (et donc lâchent en eau douce des juvéniles sans stade larvaires), nous avons découvert que la Caridina babaulti basrensis Al-Adhub & Kamzah, 1987 vivait dans la zone oligohaline des estuaires des eaux irakiennes, et se reproduisait en mode indirect dans cette même eau. En effet, 6 stades larvaires sont nécessaires au complet développement de cette espèce.

Si l’étude en elle-même ne porte que sur les variations de température et leur influence sur le développement des larves, la zone d’étude est décrite, et la fourchette de salinité se situe entre 1.3 et 2.7 ppm.


Liens :

Références :

  • Sußwassergarnelen aus aller Welt, Andreas Karge & Werner Klotz (page 62 à 67)
  • Wirbellose im Süßwasser-Aquarium, Aquaristik, Werner Klotz (page 76 à 81)
  • Garnelen & krebse Christian W. Hofstätter. (page 26)
  • Distribution, development, and metabolism of larval stages of the warmwater shrimp, Caridina babaulti basrensis (Decapoda, Atyidae), Nasseer Idrisi & Salman D. Salman, Marine and Freshwater Behaviour and Physiology
    March 2005; 38(1): 31-42

2 réponses to “Caridina cf. babaulti”

  1. Quân’s blog » Archive du blog » Babaulti Green grainées dit:

    […] pas une, mais deux Babaulti Green sont grainées cette semaine ! [Show as […]

  2. Caridina cf. balbauti | PassionnoGraphie dit:

    […] Un nouvel album voit le jour pour la Caridina cf. babaulti qui est une crevette offrant à l’aquariophile et au photographe  une palette de couleur très variée selon la souche, l’humeur et probablement l’environnement. Cette diversité de couleur ne facilite pas l’identification mais là rend très attractive dans un aquarium.  Certaine comme la crevette verte des Indes sont  facilement reconnaissables avec leur coloration verte intense, quasi fluo. (Pour plus d’information consulter Crusta-Fauna.org) […]

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