Macrobrachium eriocheirum

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Macrobrachium eriocheirum
Dai, 1984

Macrobrachium eriocheirum Synonymes :

  • Macrobrachium dienbienphuense Liu & al.,1990

Noms communs :

  • Fuzzy Claw Macro
  • Borstenhangarnele
  • macro à pince velue

Voir systématique

Origine : Thaïlande, Sud de la Chine : Province Xishuabanna et Yunnan.

Carte Macrobrachium eriocheirum

Paramètres de maintenance :

  • pH : 7 à 8.5
  • GH : 6 à 18
  • Température : 25 à 30°C

Taille :

  • Mâle : 7 cm (sans les pinces)
  • Femelle : 5-6 cm (sans les pinces)

Telson et uropodes Description : Forme caractéristique des crevettes appartenant au nom de genre Macrobrachium, le rostre est moyennement long, il ne dépasse pas les pédoncules antennulaires. En revanche il est relativement massif et présente la combinaison de dents suivante : 4-5 +6-8 /2-3. LaRostre deuxième paire de péréiopodes est transformée en pinces asymétriques de taille imposante. Des soies très denses ornent le propodus et le dactylus de cette dernière, masquant les nombreuses petites dents. Cette caractéristique lui a value ses noms vernaculaires anglophones et germanophones. La coloration varie selon les individus. Certains arborent un fond de coloration orangé légèrement marbré tel que sur ces photos de Werner Klotz ([1]) et de Kai Alexander Quante ([1] , [2] ) issues du site Wirbellose.de. Certains sujets présentent une coloration beige claire au niveau du Macrobrachium eriocheirum céphalothorax, et gris bleuté au niveau de l’abdomen soutenu d’une tâche beige en forme de virgule située sur le haut du troisième segment (motif qu’on retrouve très fréquemment chez les Macrobrachium, cf. photo en haut de fiche). D’autres spécimens offrent une palette de couleur brun rouge avec des motifs très contrastés au niveau de l’abdomen. Mustapha Ucozler du site Petshrimp.com indique que cette coloration s’observe chez les sujets adultes et matures. Cette robe est sans conteste la plus esthétique que j’ai pu observer chez cette crevette.

vue sur les pinces Comportement : l’espèce n’est pas agressive malgré des pinces massives, et peut cohabiter avec des poissons et d’autres invertébrés (attention aux escargots qui seront susceptibles de faire parti du menu). Les mâles peuvent malgré tout être agressifs entre eux, il est donc impératif, dans le cas de maintenance de plusieurs mâles, de leur offrir un volume d’une centaine de litres agrémenté de nombreuses cachettes. L’idéal est de maintenir cette Macrobrachium en harem (1 mâle pour plusieurs femelles). On peut maintenir un mâle et deux-trois femelles dans un volume plus réduit, de l’ordre de 60 litres. Afin d’optimiser les chances de réussite dans l’élevage, privilégiez un bac spécifique. Le décor peut être agrémenté de plantes et composé de tubes permettant de créer des zones d’abris ombragés très appréciées.

Espérance de vie : sup. à 12 mois

Régime alimentaire : Détritivore, elle accepte facilement tout type de nourriture habituellement distribué aux poissons. Très gourmande, elle détecte rapidement sa nourriture dans le bac au point de faire des accélérations impressionnantes pour une pastille de spiruline, quelques larves de moustiques, etc., qu’elle rapatrie dans sa cachette et s’en délecte tranquillement. Elle peut se nourrir de petits mollusques et de morceaux de végétaux ou de légumes. Si dans la majorité des cas, les Macrobrachium eriocheirum s’ignorent, dans le cas des distributions de nourriture, elles n’hésiteront pas à voler le butin d’une de leurs congénères, en faisant preuve de force pour arriver à leurs fins. Il faudra donc veiller à ce que chaque individus arrive à trouver de la nourriture et ne soit pas trop concurrencé tout en limitant la pollution par des changements d’eau fréquents.

Dimorphisme sexuel : Le mâle est plus gros et possède des pinces asymétriques plus imposantes que celles de la femelle. L’agressivité est moins importante chez la femelle.

Reproduction : Espèce dulçaquicole, la reproduction est de type semi-abrégée, les oeufs donnent naissance, après éclosion, à des larves qui ne nagent pas, et qui ne marchent pas non plus. Les termes pélagiques et benthiques ne sont donc pas appropriés durant cette première étape. La métamorphose a lieu en un ou deux jours, et donne des juvéniles benthiques capables de marcher et de s’alimenter comme les adultes. La reproduction et l’élevage ont lieu en eau douce.

Particularité : Macrobrachium eriocheirum est classée parmi le complexe “Pilimanus”, regroupant 12 espèces présentant des similitudes morphologiques qui ne facilitent pas leur identification. On y retrouve par exemple la Macrobrachium pilimanus (De Man, 1879), ou M. leptodactylus (De man, 1892). Il est à noter que toutes les représentantes de ce groupe se reproduisent uniquement en eau douce. Les larves n’ont pas besoin de passage en eau saumâtre, ni en eau de mer. D’autre part, elles présentent une pince plus développée que l’autre, et très touffue.

M eriocheirum étendue


Liens :


Références (Littérature scientifique) :

  • The freshwater prawns of the genus Macrobrachium Bate, 1868, of Thailand (Crustacea: Decapoda: Palaemonidae), Y. Cai, P. Naiyanetr P. K. L. Ng. Journal of Natural History, 10 Mars 2004, 38, 581-649

Références (Bibliographie) :

  • Süßwassergarnelen aus aller Welt, Andreas Karge & Werner Klotz (page 134)

Une réponse to “Macrobrachium eriocheirum”

  1. farlo dit:

    Après un petit moment d’attente, mes premiers bébés eriocheirum sont bien visibles.
    A vu d’oeil, ils mesurent pas loin de 5 mm.
    Je vous mettrez des photos sous peu.
    A+
    Farlo

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