Macrobrachium rosenbergii rosenbergii

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Macrobrachium rosenbergii rosenbergii
(De Man, 1879)

Macrobrachium rosenbergii
Synonymes :

  • Palaemon rosenbergii De Man, 1879
  • Palaemon carcinus rosenbergii Ortmann, 1891
  • Palaemon (Eupalaemon) carcinus De Man, 1902

voir systématique

Noms communs :

  • Riesengarnele
  • Rosenberg-Garnele
  • Crevette géante bleue
  • Crevette bleue des Caraïbes
  • Bouquet géant
  • Giant prawn
  • Camarôn gigante

Origine : Inde, Indonésie, Nouvelle Guinée, Australie, et introduite pour l’élevage en  Amérique du Sud et Afrique de l’Ouest

Carte Macrobrachium rosenbergii

Paramètres de maintenance :

  • pH : 6 à 8
  • GH : 8 à 15
  • Température : 22 à 31 °C

Taille :

  • Mâle : 30 cm (sans les pinces) records poids max. env 600 gr
  • Femelle : 25 cm (sans les pinces)

Rostre Description : Forme caractéristique des crevettes appartenant au nom de genre Macrobrachium, le rostre est incurvé vers le haut et suffisamment long pour dépasser les pédoncules antennulaires. Il présente la combinaison de dents suivante : 3+ 9-12 / 10-14. La seconde paire de pinces est très développée en longueur mais relativement fine. Ces dernières présentent une coloration bleu nuit très esthétique. Certains mâles matures présentent une vésicule blanche bordant le doigts du propodus (voir morphologie). Quelques soies courtes mais denses ornent le propodus. Le fond de coloration est variable et peut aller du brun/gris à l’orangé en passant par le bleu. Les trois colorations peuvent aussi se mêler, donnant parfois un abdomen légèrement zébré. Une ponctuation très fine orange vif marque certains des derniers segments constituant son abdomen. Les juvéniles  arborent une coloration quasiment transparente. La couleur générale fonce au fur et à mesure de la croissance des spécimens.

Comportement : Le comportement intra-spécifique permet de maintenir la crevette en groupe de la même espèce sous réserve que le bac soit spacieux, pourvu de nombreuses cachettes, et qu’il n’y ait pas trop de concurrence alimentaire. Toutefois, les mâles peuvent présenter une agressivité assez marquée entre eux et les combats pourront conduire à quelques blessures ou pertes de membres.  Le bac devra donc offrir de nombreuses caches, afin que les dominés puissent se soustraire aux attaques des dominants, surtout lors des phases de mue, processus biologique où les crevettes sont vulnérables.

Espérance de vie : > 1 an

Macrobrachium rosenbergii Régime alimentaire : détritivore avec une grosse tendance piscivore, Macrobrachium rosenbergii accepte facilement tout type de nourriture habituellement distribués aux poissons. (paillettes et granulés, tablettes) Une nourriture congelée ou vivante composée de  moules, de crevettes, de poissons, de larves de moustique rouge, d’artémias mais aussi d’algues et autres végétaux sera très appréciée. Comme beaucoup de Macrobrachium, cette crevette repère très rapidement sa nourriture et est une excellente chasseuse. Seule sa timidité ou une concurrence de la part de ses congénères peut la freiner dans ses déplacements. Une fois que l’observateur aura pris un peu de recul ou que l’éclairage sera éteint, la crevette reprendra son activité et balayera  à l’aide de ces longues antennes et antennules en quête d’une proie toutes les zones de l’aquarium.

Dimorphisme sexuel : Le mâle est plus grand que la femelle. La seconde paire de pattes marcheuses (pinces) est plus développée et colorée chez le mâle, pouvant dépasser à elle seule la longueur totale du céphalothorax et de l’abdomen du crustacé.

Reproduction : La reproduction est de type indirecte. Une femelle mature peut incuber environ 50 000 à 100 000 oeufs (record max. 150 000 oeufs).  Les oeufs sont oranges, puis change de couleur à l’approche de l’éclosion vers une couleur brune puis grise. Après éclosion, les larves passent par 11 stades larvaires dont les métamorphoses ont lieu en eau saumâtre  (12 à 18 %). Les minuscules larves de 1 à 2 mm sont pélagiques, et ont besoin de trouver une nourriture adaptée à leur taille. Les nauplies d’artémias sont ainsi tout indiqués. Il est nécessaire d’isoler les larves en bac spécifique si l’on souhaite obtenir de bons résultats. Le cycle de reproduction a été réussi dans les années 60  pour la première fois par le biologiste Shao Wen Ling à Penang en Malaisie. Depuis, un grand nombre d’études  visant à perfectionner et optimiser le cycle de reproduction en vue d’un  élevage industriel  intensif ont été effectuées - en l’occurrence grâce aux nombreux travaux de l’IFREMER. Toutefois, il sera difficile de mettre en oeuvre cette reproduction  pour un particulier, à moins de disposer d’un bac très grand pour maintenir un couple de Macrobrachium rosenbergii et des bacs d’élevages de différentes tailles pour faire grandir les juvéniles. De plus, diffuser les jeunes sera une véritable difficulté pour l’amateur en raison de l’installation que ça impose au futur acquéreur.

Mue Particularité : Crevette exceptionnelle en raison de ses mensurations impressionnantes et de ses couleurs, elle sera bien sur à réserver à des aquariophiles qui peuvent lui consacrer un volume important. Son comportement délicat vis à vis des autres espèces (poissons, crustacés, mollusques) ne facilitera pas la maintenance.


Liens :


Références (Littérature scientifique) :

  • The freshwater prawns of the genus Macrobrachium Bate, 1868, of Thailand (Crustacea: Decapoda: Palaemonidae), Y. Cai, P. Naiyanetr P. K. L. Ng. Journal of Natural History, 10 Mars 2004, 38, 581-649
  • L’élevage de la crevette tropicale d’eau douce - Jean-Michel GRIESSINGER, Denis LACROIX et Philippe GONDOUIN, Ifremer, 1991

Références (Bibliographie) :

  • Süßwassergarnelen aus aller Welt Deuxième édition , Werner Klotz & Andreas Karge (page 164-165)
  • Hors série N°12 Aquarium à la maison, les crevettes à grandes pinces, page 21

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