Astacus astacus

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Astacus astacus
Linnaeus, 1758

Astacus astacus
 
Astacus astacus
Synonymes :

  • Cancer astacus Linneaus, 1758
  • Astacus fluviatilis Fabricius, 1775
  • Cancer nobilis Schrank, 1803
  • Potamobius fluviatilis Samouelle, 1819
  • Astacus fluviatilis communis Gerstfeld, 1859
  • Astacus [fluviatilis var.] nobilis Huxley, 1880

Voir systématique
Noms communs :

  • Ecrevisse noble (FR)
  • Ecrevisse à pieds rouges (FR)
  • Ecrevisse commune (FR)
  • Noble Crayfish (GB)
  • Gemeiner Flusskrebs (DE)
  • Edelkrebs (DE)
  • Gambaro dai piedi rossi (IT)
  • Shirokopalyi rechnoi rak (RU)
  • Obyknovennyi (yevropeiskii) rechnoi rak (RU)
  • Fränkische edelkrebs (DE)

Origine : Cette écrevisse possède une distribution géographique relativement vaste, il est possible de la trouver en Europe centrale, occidentale et orientale comme en Scandinavie ou dans les Etats Baltes, en Belgique, en France, en Allemagne, en Pologne, ainsi que dans le bassin du Danube. L’Astacus astacus a aussi été introduite au Maroc et en Grande-Bretagne.

Paramètres de maintenance :

  • pH : 7 à 8 (ne supporte pas l’acidité)
  • GH : eau dure
  • Température : 5 à 22 °c

Taille : Mâles de 18 cm (exceptionnellement de 25cm) pesant au maximum 350 grammes, et femelles de moins de 15cm et pesant au maximun 200 grammes

Astacus astacus Description : Assez grande à l’âge adulte, cette écrevisse voit son patron de coloration aller du vert foncé au brun rougeâtre en passant par le gris jaunâtre. Les pinces sont massives, rouges sur leur face ventrale et possèdent deux tubercules jaunes sur le bord interne de la partie fixe ; un point rouge est également nettement visible à leur commissure. Le rostre, quant à lui, possède une paire de dents latérales ainsi qu’une crête médiane crénelée. On remarquera une ligne d’épines en arrière du sillon cervical sur la carapace.
Concernant la carapace, elle est lisse et séparée en deux par un sillon en forme de demi-cercle. L’abdomen, lui, est segmenté en segments portant les pléopodes, mais le nombre de ces derniers varie en fonction du sexe de l’écrevisse (cf. dimorphisme sexuel). Pour ce qui est des pattes, les chélipèdes sont larges, et peuvent certaines fois être légèrement asymétriques, les deux paires suivantes possèdent de petites pinces, quant aux autres, elles sont terminées par une griffe.

Biotope : Ecrevisse vivant sur les berges et dans les eaux peu profondes des étangs, lacs et rivières, elle demande pour son maintien une eau bien oxygénée et claire, et ne supporte pas la moindre pollution. Notons que c’est un animal nocturne qui aime creuser des terriers et se mettre sous des pierres afin de se cacher la journée, il est donc nécessaire de prévoir de nombreuses cachettes pour la maintenir ainsi qu’un bac de plus de 100L pour deux individus.

Espérance de vie : 15 à 20 ans

Régime alimentaire : omnivore, l’Astacus astacus voit son régime alimentaire changer au cours de sa vie : les jeunes préférant pour leur alimentation des plantes aquatiques contrairement aux adultes qui se nourrissent de petits insectes et petits escargots ainsi que de matière organique se trouvant dans leur habitat, ou encore d’animaux morts et de larves ou oeufs de poissons.

Dimorphisme sexuel : Le mâle possède cinq paires de pléopodes, contrairement à la femelle qui n’en a que quatre.

Reproduction : Cette écrevisse est mature à l’âge d’environ 3 ans. Lors de l’accouplement qui se déroule de septembre à novembre, la femelle se met sur le dos et le mâle vient se positionner au-dessus d’elle afin de déposer ses spermatophores. Les oeufs seront fécondés deux à six semaines plus tard (fécondation différée), et il est possible d’en dénombrer plusieurs centaines. Ces oeufs resteront ensuite fixés aux pléopodes de la femelle pendant environ six mois, mais seul un très petit nombre écloront (une vingtaine approximativement). Les larves restent fixées aux pléopodes, jusqu’à leur première mue, qui a lieu sept à huit semaines plus tard. A ce moment là, les petits sont physiquement très proches de leurs parents, seule leur rame caudale est différente.

Particularité : Attention, ceci est une espèce protégée en voie de disparition (Arrêté du 21/07/83) en raison d’une maladie qui provoque sa raréfaction, ainsi que la concurrence qu’elle subit de la part d’écrevisses introduites dans son milieu naturel. La pollution et l’eunitrification n’étant pas tolérés par l’Astacus astacus, ceci tend également à la faire disparaître.


Liens :


Références (Bibliographie) :

  • Les crevettes & écrevisses d’eau douce, Philippe Chevoleau, Animalia Editions, page 52
  • Shrimps, Crayfishes and Crabs in the freshwater aquarium (Aqualog Special), Uwe Werner, Aqualog Verlag, 2ème édition, 2003, pg 78

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