Pacifastacus leniusculus

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (9 votes, moyenne: 4.44 sur 5 vote(s))
Loading ... Loading …

Pacifastacus leniusculus
(Dana, 1852)

Synonymes :

  • Astacus leniusculus Dana, 1852
  • Pacifastacus leniusculus Bott, 1950
  • Potamobius leniusculus Ortmann, 1902

Voir systématique

Noms communs :

  • Ecrevisse de Californie (FR)
  • Ecrevisse signal (FR)
  • Signal Crayfish (GB)
  • Californian Crayfish (GB)
  • Pacific Crayfish (GB)
  • Gambero dal signale (I)
  • Signalkrebs (D)

Fiche réalisée avec l’aide de Get63

Origine : Pacifastacus leniusculus a d’abord été introduite en Suède en 1960, puis en France dans les années 1970, afin de renforcer les populations en écrevisses des cours d’eau français suite au déclin de Astacus astacus. On la retrouve en Europe, dans le nord de l’Asie (hormis la Chine), et à l’ouest de l’Amérique du Nord (& Canada) d’où elle est indigène (Pacifastacus Bott, 1950 = Pacif - astacus, soit écrevisses (astacus) de la côte Pacifique, et plus précisément des Montagnes Rocheuses).

Carte Pacifastacus leniusculus

Paramètres de maintenance : D’une très grande factulté d’adaptation, caractéristique typique des espèces invasives, cette écrevisses accepte des paramètres de maintenance assez larges. Néanmoins, elle privilégie les eaux lentes et profondes, bien oxygénée. On veillera donc à respecter cette spécificité.

  • pH : 5.5 à 8.5, idéal entre 7 et 8, mais un pH de 4,5 a été observé sur certains lieux de pêche français.
  • Dureté de l’eau : eau douce à dure.
  • Température: 10 à 25°C. Cette écrevisse ne supporte les hautes températures que sur de courtes périodes, et apprécie une température hivernale inférieure à 10°C.

Taille : 10 à 20 cm

Description : Cette écrevisse est de couleur brun-orangé sur la face dorsale, et rouge sur la face ventrale. Elle possède des pinces grandes et massives, et des tâches bleues blanchâtres sont présentes au niveau de l’articulation (d’où son nom vernaculaire “écrevisse signal”). Le rostre de Pacifastacus leniusculus est à bords lisses et parallèles. On remarquera une crête médiane lisse sur celui-ci, ainsi que deux crêtes post-orbitales. Astacus astacus lui ressemble beaucoup, mais les marques blanches à la commissure des pinces permettent de les différencier sans le moindre doute.

On dénombre 3 sous-espèces dont la principale différenciation est visible au niveau de la carapace (cf schéma) :

  • Pacifastacus leniusculus lenuisculus (figure a)
  • Pacifastacus leniusculus trowbridgii (figure b)
  • Pacifastacus leniusculus klamathensis (figure c)

Les amateurs pourront connaître toutes les clés d’identification du genre Pacifascatus sur cette page dont est issu le schéma évoqué ci-dessus.

Comportement : Cette écrevisse est d’une agressivité redoutable : sa capacité d’articulation lui permet de tourner ses pinces vers l’arrière. Elle a un mode de vie nocturne, sauf par manque de nourriture où l’on pourra alors l’apercevoir durant la journée. Elle apprécie les cachettes telles que des racines et des pierres, et creuse des cavernes dans les berges des ruisseaux pour y passer ses journées. Elle apprécie les eaux calmes et profondes mais colonise également le cours supérieur des cours d’eau. Il semblerait que Pacifastacus leniusculus puisse se déplacer de manière terrestre sur de courtes distances et nager à la verticale.

Espérance de vie : 5 à 10 ans

Régime alimentaire : Principalement végétarienne, cette écrevisse mange des algues, mais aussi des feuilles mortes, des racines, et quelques plantes aquatiques. Son régime semble néanmoins contenir 10% de protéines animales, au moins à partir de sa seconde année. Elle mange alors du zooplancton, des crevettes d’eau douce, et des larves (de moustique par exemple).

Reproduction : La reproduction a lieu en octobre ou novembre, lorsque la température de l’eau commence à baisser. Lors de l’accouplement, la femelle est retournée sur le dos par le mâle, mais les femelles semblent se laisser faire pour permettre aux mâles plus petits qu’elles de les féconder. Les larves éclosent approximativement vers le mois de mai, et deviennent de véritables petites écrevisses en environ 10 jours. Pendant ce temps, elles restent attachées à la mère. Les oeufs ont un diamètres d’environ 2.5mm et leur coloration varie entre le brun et le bleu-violet. Leur nombre dépend de l’âge et de la taille de la femelle, on peut en dénombre de 50 à 300.

Particularité : Cette écrevisse est à l’origine de la disparition des écrevisses autochtones telles que Astacus astacus et Austropotamobius pallipes. Tout d’abord, Pacifastacus leniusculus connaît une croissance rapide, et est d’une taille imposante à l’âge adulte, ce qui crée une concurrence alimentaire. Ensuite, elle propage un germe fongique (Aphanomyce astaci, parfois aussi appelé “peste de l’écrevisse” - “crayfish pestilence”, en anglais). Pour cette raison, le transport, le maintien et l’élevage d’individus vivants sont d’ailleurs interdits sur le territoire français. Pacifastacus leniusculus semble de plus en plus résistante à la pollution chimique et organique.


Liens :


Références (Bibliographie) :

  • Shrimps, Crayfishes and Crabs in the freshwater aquarium (Aqualog Special), Uwe Werner, Aqualog Verlag, 2ème édition, 2003, pg 46 (photo)
  • All about Shrimps, Crayfishes and Crabs, Uwe Werner, Aqualog Verlag, pg 81-82
  • Long term study of competition between two co-occuring crayfish species, the native Astacus astacus L. and the introduced Pacifastacus leniusculus Dana, in a finnish Lake, K. Westman and R. Savoleinen, Bull. Fr. Pêche Piscic. (2001) 361 : 613-627 (pdf)
  • Krebse im Aquarium Haltung und Pflege im Süßwasser , Chris Lukhaup & Reinhard Pekny, page 112-113.

Poster un commentaire