Procambarus clarkii

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Procambarus clarkii

Girard, 1852

Procambarus clarkii
P clarkii
Synonymes :

  • Cambarus clarkii Girard,1852
  • Cambarus clarki Hay, 1902
  • Cambarus (Cambarus) clarki Ortmann, 1905
  • Cambarus (Ortmannicus) clarkii Fowler, 1912
  • Cambarus clarkii clarkii Faxon, 1914
  • Procambarus clarkii clarkii Hobbs, 1942
  • Procambarus clarki Fingermann and Lago, 1957
  • Procambarus (Cambarus) clarkii Niiyama, 1962
  • Procambarus (Scapulicambarus) clarkii Hobbs, 1972

et d’autres noms erronés, liés à des fautes d’orthographes.
Noms communs :

  • Red swamp crayfish
  • Ecrevisse de Louisiane
  • Ecrevisse rouge de Louisiane
  • Ecrevisse rouge des marais
  • Roter Amerikanischer Sumpfkrebs
  • Louisiana crayfish

Voir systématique

Forme d’élevage : Procambarus clarkii “Blue” (bleue), Procambarus clarkii Blue Pearl (bleue perle), Procambarus clarkii Red (rouge), Procambarus clarkii White (blanc), Procambarus clarkii Orange , Procambarus clarkii Pink (rose).

Forme sauvage : Procambarus clarkii du Mississippi, Procambarus clarkii du Texas. Le sujet en photo illustrant cette fiche est une forme sauvage (introduction) originaire des marais de l’Ouest de la France en Vendée (85).

Origine : Initialement Nord du Mexique et Sud de l’Amérique du Nord (Floride, Louisiane, Illinois). De nombreuses introductions ont eu lieu dans les Etats-Unis (Californie, Ohio, Nevada…etc ) ainsi qu’en Europe (France, Espagne, Allemagne), Asie et Afrique.

Carte Procambarus clarkii

Paramètres de maintenance :

  • pH : 7 à 8.5
  • GH : 15 à 30 (affectionne particulièrement les eaux dures)
  • Température : 5 à 30 °C

Taille :

  • Mâle : 12 cm (maximum 15 cm)
  • Femelle : 12 cm (maximum 15 cm)

Description : l’écrevisse de Louisiane arbore une coloration allant du brun clair auSillons branchio-cardiaques rouge intense, marbré de noir, de bleu ou de rouge. Les colorations sont très variables selon les populations et formes d’élevages rencontrées. Le rostre de cette écrevisse ne présente pas de crête médiane dentelée comme on a l’habitude de l’observer chez les crevettes par exemple. Les bords lisses de ce rostre se réduisent petit à petit des yeux jusqu’à l’apex (extrémité du rostre). Le céphalothorax est granuleux au touché et arbore des petits points de couleurs différentes. Les sillons branchio-cardiaques se touchent quasiment sur la face supérieure de la carapace. Le Pinces carpopodite (article précédant la pince) porte un ergot proéminent. Les pinces massives sont très efficaces et peuvent infliger des blessures mortelles aux proies potentielles. Elles arborent une coloration intense et permettent d’identifier aisément l’espèce.

Position d'attaque et défensive Comportement : très agressive, cette espèce présente une très forte territorialité, y compris envers ces congénères. La cohabitation avec d’autre invertébrés, petits mollusques et poissons est à faire en connaissance de cause. Le risque de prédation n’est pas exclu. Les animaux doivent pouvoir se soustraire à l’agressivité des plus gros spécimens au risque de se voir infliger des blessures profondes pouvant entraîner la mort plus ou moins rapide de l’individu touché. Il n’est pas rare d’observer des sujetsPince abimée issus du milieu naturel amputés d’une pince et de quelques péréiopodes. Le bac devra donc être aménagé en conséquence, un minimum de 100*40 cm est indispensable à la maintenance d’un couple. Le décor devra offrir beaucoup de cachettes, il pourra être constitué de briques, de tubes PVC ou en terre cuite (tube à Loricariidés par exemple). Des éboulis rocheux pourront convenir aussi. Les plantes à titre décoratives sont à exclure en raison du régime alimentaire.

Espérance de vie : sup. à 24 mois.

Régime alimentaire : Détritivore, accepte tout type de nourriture. La nourriture habituelle pour les poissons est acceptée sans difficulté. Le menu peut être complété avec des larves de moustiques, des vers de vase rouge, du krill, un mélange pour Cichlidés, des épinards, de la salade pochée, des carottes, des orties séchées. Les distributions de nourriture dans l’aquarium sont très rapidement détectées grâce à leur odorat développé et feront sortir les écrevisses de leur cachette. Ces animaux sont très gourmands et très voraces, il faudra donc veiller à distribuer suffisamment de nourriture. Si la nourriture manque, le risque de cannibalisme n’est pas exclu. Vu la charge organique générée par les nourritures riches distribuées, il faudra veiller à une qualité d’eau irréprochable avec une filtration correctement dimensionnée et des changements d’eau fréquents (15% semaine).

Dimorphisme sexuel : le mâle possède des pinces plus longues et légèrement plus effilées que la femelle. Le pleon de la femelle est un peu plus large pour y loger les oeufs lors de l’incubation entre les pléopodes.

Reproduction : Espèce dulçaquicole. La reproduction est de type direct. Lors de l’accouplement le mâle retourne la femelle et la maintient à l’aide de ses pinces pour déposer les spermatophores à proximité des orifices génitaux de la femelle (photo sur le site DORIS). L’incubation dure 3 à 4 semaines selon la température de l’eau. Les juvéniles sont de véritables répliques des parents et vivent comme ces derniers directement au sol (vie benthique). Des femelles matures peuvent donner en une seule incubation environ 150-200 juvéniles. La reproduction en captivité ne semble pas poser de problème particulier. Toutefois il faut veiller à bien nourrir les juvéniles, et éventuellement les séparer en divisant en plusieurs groupes la progéniture pour éviter tout cannibalisme.

P.clarkii Particularité : Il est impératif de ne pas relâcher les reproductions ou les adultes dans le milieu naturel. Ils ont suffisamment fait de dégâts en venant concurrencer la faune indigène et en détruisant les berges des canaux, étangs et rivières que cette écrevisse peuplent. Cela inclut bien évidemment les bassins de jardin ou il n’est pas exclu que lors d’inondations ou de forte pluie, la Procambarus clarkii arrive à rejoindre un fossé ou un ruisseau. la propagation arrive très vite !

Procambarus clarkii fait l’objet d’une interdiction de transport vivant comme l’indique l’article 2 de l’arrêté du 21 juillet 1983, relatif à la protection des écrevisses autochtones. Attention donc aux sujets d’élevages très colorés que vous pourrez trouver commercialisé légalement dans le reste de l’Europe.

Art. 2. - Sont soumis à autorisation dans les conditions déterminées par le décret n°77-1296 du 25 novembre 1977 susvisé, l’importation sous tout régime douanier à l’exclusion du transit de frontière à frontière sans rupture de charge, le transport ainsi que la commercialisation, à l’état vivant, des écrevisses (n° 03-03 A III ex b du tarif des douanes) de l’espèce : Procambarus clarkii (Girard 1852) : écrevisse rouge de marais ou écrevisse rouge de Louisiane.

 


Liens :


Références (Littérature scientifique) :



Références (Bibliographie) :

  • Krebse im Aquarium Chris Lukhaup & Reinhard Pekny (page 89 à 92)

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