Philippe Chevoleau, l’interview

Cette interview a initialement été publiée dans la Lettre d’Information du site en décembre 2008, Lettre d’Information réservée aux membres.

L’interview

Zeck, pour Crusta-Fauna : Philippe Chevoleau, bonjour. Avant toute chose, pourriez vous vous présenter un peu, SVP. Les crustacés étant encore peu présents dans la littérature aquariophile francophone, et notamment dans les revues, nos lecteurs ne vous connaissent peut-être pas.

Philippe Chevoleau :

J’ai maintenant 40 ans et je suis le rédacteur en chef d’Aquatic, un nouveau magazine disponible sur la toile et basé sur l’aquariophilie durable (NDLR: numéro 1) . Il n’y a pas si longtemps, avant que la belle aventure ne s’arrête l’été dernier, j’étais le rédacteur d’AQUA Plaisir, et ce depuis 2003. Mais cela faisait déjà de nombreuses années que j’écrivais sur les poissons, plus particulièrement les Osphronemidés (ex Belontiidés), les Characoïdes et les Cichlidés nains.

Zeck, pour Crusta-Fauna : Pouvez vous nous raconter un peu plus votre parcours aquariophile, et comment vous en êtes arrivé à faire du journalisme aquariophile ?

PC :

J’ai commencé l’aquariophilie à 7 ans. Un petit bac en verre collé d’une capacité de 25 litres ! Dedans, un fourre-tout impensable, et je me souviens bien de quelques espèces présentes : Colisa lalia, scalaire, Corydoras aeneus, néon innesi, néon rose et bien d’autres encore ! La vraie soupe… qui évidemment a tourné court. Plus tard, des guppies sont arrivés, et grâce notamment au livre de référence de l’époque « Poissons exotiques d’aquarium d’eau douce », du Dr Herbert R. Axelrod, que je lisais et relisais tous les soirs, j’ai pu comprendre les erreurs commises (par mon père !) pour reprendre cela de manière plus sérieuse. Avec l’âge, je m’aperçois qu’il y avait beaucoup d’erreurs dans cet ouvrage, mais vu le choix d’antan, ce n’était pas mal du tout. C’est de là qu’est venue mon envie de toujours me documenter. Bien sûr, j’appréciais déjà la lecture, mais j’étais horrifié par le fait qu’à 8-9 ans, je pouvais repérer de suite un vendeur qui disait n’importe quoi… et ça arrivait très (trop) souvent ! Était-il normal qu’un enfant de moins de 10 ans connaisse mieux les poissons d’aquarium qu’un type dont c’était le métier, a priori ? Cela me confortait sur le fait qu’il fallait s’informer auprès de sources bien plus fiables. Ça s’est un peu amélioré aujourd’hui… mais pas partout, loin de là !

En résumé, il y eut les premiers vivipares, puis les ovipares (Danio rerio, Danio albolineatus…) avec un passage par quelques Cichlidés (nigro, Nannacara anomala, scalaire, etc.) pour enfin en arriver aux Anabantoïdes et Characoïdes… entre autres !

C’est grâce à l’insistance de Marc Maurin que je connais depuis près de 25 ans (nous étions dans le même club au milieu des années ‘80), que je me suis inscrit à la C.I.L. (Communauté Internationale pour les Labyrinthidés) où j’ai trouvé d’autres espèces de poissons à labyrinthe et surtout où j’ai pu échanger avec d’autres personnes. Cela m’a permis d’écrire mes premiers articles dans le bulletin de la C.I.L. (Le Macropode) et d’effectuer des traductions de l’anglais, puisque j’étais abonné à la revue Tropical Fish Hobbyist. Je lisais bien sûr Aquarama, mais deux mois à attendre entre deux numéros, c’était trop long ! Et je me refusais à acheter Aquarium Magazine, dont je trouvais le niveau particulièrement bas, à quelques exceptions près.

Un jour, Jean Schnugg, alors rédacteur en chef d’Aquarama, a fait savoir à Michel Dantec, président de la C.I.L., qu’il avait besoin d’un traducteur anglais / français. Voilà comment je me suis retrouvé à faire des traductions dans Aquarama, puis des articles, et que l’aventure journalistique a démarré… en autodidacte, je tiens à le préciser. En 1998, j’ai rejoint l’équipe d’Aqua Plaisir en tant qu’auteur, dont j’ai pris la rédaction en 2003. Je ne regrette pas cette belle aventure, avec Marie-Paule & Christian Piednoir, Patrick de Rham, Alain Grioche et bien d’autres. Il y a eu bien sûr le regretté Jean-Claude Nourissat, disparu trop tôt et que je n’ai pas eu le temps de vraiment bien connaître, même si c’était déjà une légende ! Et naturellement le Dr Jacques Géry, qui a été pour moi un véritable maître à penser, un modèle.

Depuis quelques années maintenant, je rédige également quelques ouvrages sur l’aquariophilie.

Zeck, pour Crusta-Fauna : Vous étiez le rédacteur en chef d’Aqua-Plaisir qui a disparu cet été, vous voilà à la tête d’Aquatic. Pouvez-vous nous en dire plus sur la naissance de ce nouveau magazine ?

PC :

Que faire après AquaPlaisir, d’autant qu’on ne me proposait pas grand-chose (contrairement à ce que certaines rumeurs infondées laissent entendre) à part quelques articles sporadiquement ou quelques livres ? Tenter une reconversion dans un autre secteur du journalisme ? Pourquoi pas, car il y a de quoi faire, notamment sur l’environnement qui devient enfin un sujet de préoccupation. Franck Delanoy m’a alors parlé de son projet d’un magazine numérique. J’aime le support papier, mais cette idée était originale et on me proposait la rédaction en chef tout en me laissant carte blanche sur le contenu. Voilà, l’idée était toute simple : tenter d’allier environnement et aquariophilie. Mon but n’est pas de surfer sur la vague de la mode, car elle peut passer, et très vite. C’est plutôt de montrer que les aquariophiles ne sont pas des « bourrins » dont la seule envie est de maintenir des poissons dans des conditions précaires.

Car s’il est vrai que l’aquariophilie est touchée de plein fouet par les divers bouleversements actuels (loisirs qui évoluent, presse en difficulté, crise financière, etc.), nous traînons également de sacrées casseroles ! Lorsque l’on parle de ce hobby à la télé (devenue, pour une large majorité de la population, la seule source d’information…), plus de 90% des reportages nous montrent comme des contributeurs à la destruction de notre environnement. Il y a une méconnaissance du sujet, mais les journalistes ne sont pas les seuls responsables : de notre côté, nous restons une majorité silencieuse qui prend des coups sans trop tenter d’amorcer le dialogue ou de changer cette image négative. Soit on nous prend pour des hurluberlus déconnectés de la réalité avec leur fishroom dans le garage, soit pour des boeufs. Il faudrait que ça change, je ne suis pas très optimiste quant à l’avenir de notre hobby. Nous risquons de faire les frais de ces politiques (toutes tendances confondues, je précise) qui cherchent des coupables faciles à neutraliser et à donner en pâture à l’opinion.

J’ajoute en ce qui concerne Aquatic que les internautes peuvent visiter notre site officiel : http://www.aquatic-lemag.fr.

Zeck, pour Crusta-Fauna : De son coté, Philippe Royer, rédacteur en chef du magazine ZebrasO’Mag, se retrouve à la tête d’AquaMag, aux éditions Animalia. Il a notamment participé à l’aventure Aqua-Plaisir. Comment percevez vous cette concurrence ?

PC :

D’abord une petite mise au point : AquaMag est un projet antérieur à Aquatic, même si nous avons publié notre n°1 avant. Donc, nous étions parfaitement au courant de la future existence de ce nouveau magazine, il n’y avait aucune surprise, bonne ou mauvaise… du moins, pour nous !

Quant à la concurrence, je la perçois plus que favorablement. De quoi allons-nous nous plaindre ? Il y a quelques mois, il ne restait plus qu’un seul titre généraliste, et aux dires des aquariophiles, ce n’était pas forcément le meilleur. D’ici peu, il y en aura trois ! Y a-t-il de la place pour tout le monde ? Je pense que oui, car nous ne visons pas le même public et n’avons pas le même support : Aquatic reste entièrement numérique et consultable en ligne gratuitement durant deux mois. cela ne grèvera donc pas le budget de l’amateur et, s’il veut s’abonner à Aquatic pour télécharger son exemplaire, cela ne lui coûtera que 12 euros par an pour 6 numéros.

J’espère donc qu’AquaMag va marcher « du feu de Dieu », car il va apporter une réelle plus-value à la presse aquariophile d’eau douce. Et pour être franc, vous retrouverez mon nom dans le n°1 !

Zeck, pour Crusta-Fauna : Vous avez publié en janvier de cette année (2008) un ouvrage sur les crustacés aux éditions Animalia : « Les crevettes & écrevisses d’eau douce ». Vous qui êtes plutôt présenté comme un amateur des Characiformes (Characidés et autres), comment vous êtes vous retrouvé à la tête de cette aventure dans le monde des crustacés ?

PC :

Oui, amateur de Characiformes, mais aussi d’Anabantoïdes, de Cichlidés nains (ou plus grands…), d’Eleotridés, de « darters » (poissons-flèches nord-américains), etc. ! En somme, je m’intéresse à pratiquement tous les poissons. Si je me suis « spécialisé » dans les Characoïdes et les Osphronemidés, c’est surtout par manque de place. Je rêve depuis que je suis gamin d’avoir un bac méditerranéen, dédié aux blennies… ce n’est toujours pas fait ! Je dois me limiter, hélas. Mais c’est notre sort à tous, je pense.

Quant à l’ouvrage, c’est simplement que l’éditeur (Animalia éditions) me l’a proposé et qu’il n’avait trouvé personne pour le faire. Je lui ai donc rendu service (plaisanterie !). Sinon, pour être franc, j’aurais refusé : délais trop courts, et je ne maîtrise pas le sujet comme je pourrais le faire avec certains groupes de poissons. Mais c’est aussi ce qui me motivait, car je m’obligeais à m’immerger dans un nouveau monde, et cette perte de repères (enfin, en partie…) était particulièrement stimulante. Il est également vrai que j’aime beaucoup les crevettes, même si je suis très loin d’être un spécialiste, et c’était la bonne occasion pour mieux les connaître et les (re)découvrir.

Zeck, pour Crusta-Fauna : Concernant l’ouvrage lui-même, on note que la plus grosse partie est dédié à de l’information générique sur les crustacés (près de 50 pages sur les 80 du livre). A l’inverse, on ne dénombre que 9 fiches sur les écrevisses et 16 sur les crevettes. Pourquoi cette répartition ?

PC :

Il y a deux raisons principales. La première était matérielle : on n’avait pas les illustrations pour toutes les espèces, et les délais initiaux (car la sortie a finalement été différée, mais ce sont les aléas de la presse) étaient trop courts pour les trouver. L’éditeur ne voulait pas des fiches d’espèces où il n’y avait aucune illustration. Je le soutiens totalement, car il n’est pas spécialement intéressant pour le lecteur d’avoir des fiches de crevettes ou écrevisses qu’on ne peut même pas identifier (NDLR : il n’est pas toujours possible d’identifier une espèce à coup sûr à partir d’une simple photo, il est parfois nécessaire de réaliser une étude à la loupe ou au microscope, voire une étude ADN).

L’autre raison, c’est qu’un crustacé n’est pas un poisson. Pour les « pros » de la crevette, il est très facile de passer d’une entité à une autre, mais pour nombre d’amateurs, notamment les néophytes, ce n’est pas si simple. Beaucoup sont perdus et ignorent carrément tout de ces animaux. Malheureusement, rares sont ceux qui ne cèdent pas à l’achat compulsif ! Il me paraissait donc très important d’avoir une majeure partie consacrée à la biologie des crustacés, afin que le débutant puisse prendre le temps de mieux les connaître. En fait, j’ai surtout écrit ce livre en pensant à mes débuts !

Personnellement, j’aurais préféré un autre titre, du genre : « Initiations aux crevettes et écrevisses ». Ce n’est pas un guide d’espèces. J’espère d’ailleurs que très vite, il y en aura un. Mais je ne suis pas volontaire pour l’écrire !

Zeck, pour Crusta-Fauna : Comment situez vous votre ouvrage face à l’offre plutôt faible en terme de crustacés chez les revendeurs français ? Haegel et Challet-Hérault présentent des stocklists intéressantes, mais les magasins ne suivent pas. Pensez-vous que nous verrons le marché se développer comme en Allemagne, très friande de crustacés en tout genre ?

PC :

C’est « amusant », j’en discutais encore récemment avec un commerçant près de chez moi. Il a commandé un nombre impressionnant de Nano Cube®… qui lui restent sur les bras ! C’est un véritable flop chez lui. Attention, je ne dis pas que c’est pareil dans toute la France, mais je suppose que cet exemple est révélateur. J’insiste sur le fait que ce commerçant en question prend son temps pour expliquer sa démarche, à savoir qu’il vaut mieux avoir un petit bac avec des crevettes plutôt qu’un bocal à poissons rouges, que c’est plus responsable, etc. Et devinez quoi ? Après avoir écouté religieusement ce vendeur, les clients repartent à la caisse (il s’agit d’une grande jardinerie) avec… une boule à poisson rouge ! Apparemment, et d’après ce qu’il m’a dit, les clients trouveraient ça trop compliqué. On est bien parti.

Dans ces conditions, comment pouvons-nous espérer que le commerçant puisse proposer un large choix d’espèces ? Elles lui restent aussi sur les bras. Et il a des comptes (financiers !) à rendre à sa hiérarchie.

Pour développer le « marché du crustacé », c’est à nous, médias tous confondus (presse traditionnelle, Internet…), d’agir et de les promouvoir. Et surtout, de bien insister que maintenir des crevettes, ce n’est pas très compliqué (NDLR : pas plus compliqué que les poissons, pour autant qu’on respecte les paramètres de maintenance). À force d’en parler, on finira peut-être par faire bouger un peu les choses. Saluons d’ailleurs l’initiative de L’Aquarium à la Maison avec son futur hors série (NDLR : voir notre récent article). C’est une très bonne chose. Le gros problème, c’est que pour en parler, il faut des auteurs compétents. Et croyez-moi, à l’époque d’Aqua Plaisir, ça a été dur pour en trouver : il y a eu peu de volontaires à se bousculer au portillon. Aujourd.hui, je suis heureusement plus optimiste !

Zeck, pour Crusta-Fauna : Ma lecture personnelle m’a amené à me poser la question de vos sources. Certaines références littéraires scientifiques, et Internet sont citées à la fin de l’ouvrage, et vous remerciez nommément 2 personnes. J’évoquais l’Allemagne, il y a quelques instants, avez vous contacté des spécialistes à l’étranger ?

PC :

Ce livre s’est vraiment fait très vite. À l’époque, Chris Lukhaup était en tournée mondiale (si !) avec son groupe de rock (NDLR: Leave Eyes, qu’il a quitté depuis), et il lui était impossible de me donner un petit coup de main. Dommage ! Pour le reste, j’avais trop peu de temps pour me permettre une nouvelle correspondance.

Zeck, pour Crusta-Fauna : Avez-vous des projets dans le même type d’ouvrage ? Une nouvelle édition de ce titre avec des corrections et de nouvelles espèces ? Prévoyez vous de travailler avec des collaborateurs, le cas échéant ?

PC :

Non, pas de projet. Honnêtement, je pense qu’il y a des personnes bien plus qualifiées que moi pour écrire sur les crustacés. Je connais quelques espèces, mais je ne suis pas « à fond là-dedans ». Si une nouvelle édition du livre se faisait, j’aimerais que ce soit alors en collaboration (des volontaires ?). Cela pourrait alors donner un vrai livre de référence. Celui-ci reste quand même intéressant, d’autant qu’il est le premier ouvrage en langue française sur le sujet. Mais comme souvent pour les premières tentatives, il est imparfait. J’en assume toutefois la paternité, même pour les erreurs. Pour quelqu’un qui veut s’initier et qui ne connaît que très peu de choses sur les crevettes et écrevisses, ce livre est quand même un bon départ, si l’on excepte les quelques fautes, bien sûr.

Zeck, pour Crusta-Fauna : D’un point de vue plus personnel, j’évoquais le fait que vous étiez plus particulièrement connu pour votre intérêt pour les Characoïdes, pouvez-vous nous dire ce qui vous attire chez ces poissons ?

PC :

En fait, comme je le disais plus haut, je m’intéresse à d’autres groupes (ordres, sous-ordres, familles, genres, etc.) et souvent depuis bien plus longtemps. J’ai par exemple beaucoup plus d’expérience avec les Osphronemidés (Betta, Colisa, Trichopsis, Trichogaster…) qu’avec n’importe quel Characoïde.

J’ai toujours apprécié ces poissons, mais sans trop m’y investir. Jusqu’à ce que nous commencions à correspondre avec le Dr Géry. C’est amusant, au départ, c’était pour me signaler que j’avais commis une erreur dans la répartition de je ne sais plus quelle espèce. Je lui avais répondu que n’ayant hélas pas pu me rendre sur place pour vérifier la présence du poisson, je m’étais servi du Mergus, qui me semblait quand même un bon ouvrage. Et tout s’est enclenché : Géry m’a alors dit que si j’avais un doute sur quelque chose concernant les Characoïdes, je n’avais qu’à lui demander (ce que j’ai alors fait sans hésiter), que ça lui ferait plaisir de m’aider car mon article n’était pas trop mauvais. Ce qui, de sa part, était bien sûr un compliment ! Et avec les discussions passionnantes, les Characidés, Lebiasinidés, Gasteropelecidés et autres familles ont commencé à arriver à la maison ! C’est Géry qui m’a vraiment transmis le virus pour les Characoïdes. Et nous avons démarré ces pages sur Internet, à partir de mon espace perso. Puis la longue maladie et le décès de Géry ont stoppé net mon enthousiasme. Mais le virus revient ! Je crois que je vais à nouveau m’y consacrer un peu plus.

Pour répondre quand même à la question, j’ai d’abord une nette préférence pour les Nannostomus. J’aime leurs relations comportementales particulièrement complexes. Je suis toujours un peu agacé quand certains ne jurent que par les Cichlidés, même s’il est vrai qu’ils sont fascinants. Chez d’autres familles ou groupes, il y a aussi des notions de territoire, de hiérarchie, etc. Même chez le néon bleu, Paracheirodon innesi. Encore faut-il se donner la peine d’observer ! Chez les Nannostomus, c’est toutefois plus visible et cela devrait intéresser plus d’un aquariophile. J’étais d’ailleurs très content d’un article que j’ai publié sur les rituels qui intervenaient chez Nannostomus beckfordii, une espèce que je recommande à tout le monde, d’une part parce qu’elle est jolie, et d’autre part parce qu’elle est facile à faire reproduire. Ce qui est dommage, c’est que ce papier ne semble pas avoir provoqué d’engouement auprès des lecteurs ! Mais qui sait, peut-être les amateurs de crevettes et souvent de bacs de petite taille, vont y voir un intérêt plus particulier ?

Zeck, pour Crusta-Fauna : Si vous deviez retenir qu’une espèce qui illustre votre passion, quelle serait-elle ? et Pourquoi ?

PC :

Oh, je crois que je dirais finalement le scalaire, Pterophyllum scalare. Dans le n°100 d’Aqua Plaisir, j’avais choisi le superbe Nannostomus mortenthaleri comme espèce « préférée ». J’adore toujours cette espèce, mais le scalaire, c’est une très longue histoire. Je me souviens encore du premier jour, il y a maintenant près de 35 ans, où j’ai eu un scalaire dans mon aquarium. même s’il a fini tristement. Depuis, il y a souvent des fois où ce poisson m’exaspère : caractère lunatique, etc. Il quitte d’ailleurs régulièrement mes bacs lorsque je n’ai pas de place. mais pour toujours mieux y revenir ! Une fishroom sans scalaire, ça me manque très vite. Je l’ai reproduit de maintes fois, mais je suis toujours comme un gosse dès que j’ai des scalaires qui pondent. Cette relation avec ce Cichlidé me définit sans doute assez bien : complexe et juvénile à la fois. on pourrait dire « toujours adolescent », non ?

Zeck, pour Crusta-Fauna : Philippe, l’équipe du site Crusta-Fauna vous remercie chaleureusement d’avoir pris du temps pour répondre à nos questions et permettre ainsi aux membres de notre site de mieux vous connaître.

PC :

C’est moi qui vous remercie, Zeck, pour m’avoir permis de mieux me présenter !

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